mardi 20 novembre 2012

Eliot. Journal de tournage, mercredi

Mercredi, premier jour de tournage. L'équipe s'active, les HMI sont en place. L'Alexa se fait belle. De nouveaux comédiens pour un nouveau scénario, mais toujours la même solide équipe derrière la caméra, sous la direction du Maestro Rémon Fromont. Quatre jours intenses de travail, dans la sueur et la bonne humeur. Dans le plan de travail, le super 16 fait concurrence avec le numérique. Le temps est radieux. Le troisième et dernier tournage d'Eliot démarre sous de très bons auspices !



Repartons quelques jours auparavant : passé le premier travail fait avec notre monteuse, Frédérique Broos, nous avons ont été convaincus, Philippe et moi-même, de retravailler le scénario. Nous voulions donner plus de poids à la période d'Eliot dans les années 90 et ainsi de permettre au personnage de Florence d'exister davantage. De facto, cela nécessitait de reprendre totalement le plan de tournage, et son corollaire : l'organisation financière et technique. Soit non plus deux jours de tournage supplémentaires mais quatre. Et forcément, ce surcoût généré par la multiplication des jours de tournage est venu s'ajouter aux autres postes de dépenses déjà douloureusement provisionnés. Pour autant, cela en valait-il la peine ? Assurément, oui. Et les images ramenées par l'équipe en sont la preuve : non seulement il ne fait aucun doute que nous avons pris les bonnes décisions artistiques pour le film, mais nous sommes persuadés que cela s'avérera être un pari gagnant pour la vie d'Eliot, le film.

C'est donc dans un esprit confiant que le mercredi 14 novembre au matin, nous accueillons les premiers arrivants sur un lieu de tournage qu'ils connaissent bien : la propriété de Michel et d'Annette Coryn, le même décor qui a servi à tourner la première partie d'Eliot. Sans dévoiler l'histoire, nous assistons à un bond dans le temps et retrouvons le personnage d'Eliot âgé d'une vingtaine d'années à la recherche du temps perdu...

Bien que nous avions prévu la chute du jour brutale de l'automne, nous avons été surpris aux environs de 17 h 00
et avons dû continuer à la bougie... ou plutôt à la lueur des projecteurs.

Autour de Rémon le DoP, l'équipe image "de choc" constituée par Léo et Camille.

Philippe visionnant une scène avec l'impeccable Lauren Bruls.


Cette fois-ci, les scènes sont censées se dérouler dans les années 90'. Cela ne pose pas de problème particulier pour la préparation hormis le fait que les vêtements ont légèrement évolué, passant des tendances flashy de la mode des 80' à des reflets plus sobres des 90'. Les équipes son et image connaissent les plans, tout se fait donc assez simplement. Une anecdote amusante : Annette et Michel, qui ignoraient que nous reviendrions sur les lieux du premier tournage, avaient entrepris de rénover leur piscine. Et ainsi, nous avons pu à moindre frais filmer un lieu identique au premier et cependant totalement "raccord" avec notre histoire, laquelle est censée se passer une dizaine d'années plus tard... et donc avoir subi quelques modifications avec le temps ! Ce qui fut effectivement le cas dans la réalité, mais à l'échelle de quelques semaines.

Pour ces nouvelles scènes, de nouveaux acteurs ados font leur apparition : Eliot Schul dans le rôle d'Eliot (ça ne s'invente pas !), marchant sur les pas de notre irremplaçable Hugo Alsteens ; Lauren Bruls reprend brillamment le flambeau d'Eszter Boone dans le rôle de Florence ; l'athlétique Martin Mœrmans succède à Sébastien Rombaux pour celui de Maxime. Et un petit nouveau fait son apparition : Denis de Suraÿ, invité en guest star, joue le rôle du frère de Florence.

Côté adulte, Xavier Hosten est Eliot à l'âge de vingt-trois ans dans les années 90. Il incarne à merveille le personnage et on ne doute pas une seconde qu’il s’agit bien de notre Hugo des années 80 qui aurait miraculeusement pris une dizaine d’années en l’espace de deux mois…


Denis dans ses œuvres, ou comment associer plaisir et travail.

On ne le dira jamais assez : l'autre dimension d'un film avec l'image, c'est le son.
Hugo, l'ingénieur son d'Eliot, a eu fort à faire en essayant de capter les dialogues
en même temps que les clapotis de la piscine.

Un Eliot plus vrai que nature, joué par... Eliot Schul.

Martin Mœrmans et Denis de Suraÿ pendant une prise de vue sur Eliot et Florence.

La nuit tombe vite en novembre. C'est aussi vrai sur un tournage !
Heureusement, notre équipe avait anticipé cela en amenant les sources lumineuses capables d'apporter le clair / obscur indispensable à la scène.

Contrairement aux apparences, il n'y aura aucun plan de nuit dans ces scènes !

L'autre activité des acteurs pendant un tournage, avec le jeu des scènes,
c'est l'attente... Denis, Eliot, Martin et Lauren. Qui attendent.

Ambiance sfumato pour un plan avec Eliot (Eliot Schul).

Au premier plan, une ARRI S2 pour les besoins de la scène. À l'arrière plan, la caméra ARRI Alexa.
Duel de génération ? Non, hommage au constructeur allemand des deux caméras.

Deux équipes de tournage s'affrontent dans un duel pellicule vs numérique.
Qui en sort gagnant ? Eliot, bien sûr.

Vue amusante du plateau, sous deux angles différents.

La dernière photo, qui devrait être en fait la première, résume assez bien ce premier jour de tournage :
Du beau temps, un beau lieu, des beaux acteurs... et une équipe au poil !

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